Et si c’était les banlieues qui réglaient le chômage

Souvent stigmatisées, les cités regorgent de talents et beaucoup d’entrepreneurs en sortent avec de très belles réussites à la clé.

Comme quoi, il ne suffit pas de sortir des grandes écoles, ou naître avec une cuillère en argent, pour entreprendre.

L’entreprenariat dans ces banlieues est souvent synonyme d’accession sociale, et ceux qui y parviennent font l’admiration et sont un énorme espoir pour les autres jeunes.

Dans ces quartiers dits sensibles, où accéder au monde du travail et à toutes formes d’exclusion est du ressort du parcours du combattant, ces jeunes qui décident de se lancer ont la niaque et l’envie de réussir.

Un contexte difficile avec des à priori

Malgré 20 ans de politique de la ville, il faut bien constater que tous les efforts accomplis restent sans effet sur le plan économique et les à priori ne font pas avancer les choses.

Les médias qui recherchent plus le sensationnel que la vérité nous montre qu’un côté des banlieues sensibles : Un taux de chômage record atteignant parfois les 40%, des zones commerciales abandonnées, des collèges ou l’on entasse des enfants au lieu de leur apprendre les bases, la délinquance et les policiers qui patrouillent sans cesse le soir font faire de l’audimat

Et pourtant si l’on mettait en lumière ces jeunes sans expériences, sans réseaux, parfois sans ressources, mais avec des idées, qui entreprennent et qui souvent développent leurs activités là où ils sont nés, créent des emplois. Montrer un autre visage de ces banlieues que l’on appelle sensible, booster la création d’entreprises dans les zones prioritaires pourrait faire reculer le chômage et régler certains maux.

Les ¾ des entrepreneurs issus des cités et souvent issu de l’immigration développent leurs activités sur place, là où ils sont nés.

Et si c’était les banlieues qui réglaient le chômage

Si l’on veut développer une ville, on crée des bassins d’emplois pour attirer des habitants, qui eux mêmes consomment, se logent…

Avec un taux de chômage atteignant les 40% dans certains quartiers, favoriser et accompagner ces talents des banlieues permettraient la création d’emplois nouveaux puisqu’en grande partie ces mêmes entrepreneurs développent leurs activités sur place.

Favoriser la création d’entreprise dans les quartiers dit prioritaire, serait déjà un bon début pour redonner une vie sociale.Oser, prendre des risques, accompagner les bonnes volontés, serait porteur d’un message fort et qui, si l’on réfléchit un peu, nous servirait à tous et nous avons tout à y gagner.

Se faire financer

Si l’on sait qu’accéder au financement est très difficile pour un créateur d’entreprise, que dire d’un entrepreneur des banlieues qui souhaitent se lancer ….L’accès au financement freine les bonnes volontés, en effet, trop de banques considèrent le porteur de projet comme insolvable ce qui anéantit tout développement. Et pourtant, c’est le porteur du projet qui conditionne sa réussite. Il faut croire en soi et en sa qualité de pouvoir porter un projet, peu importe de quel milieu on est issu. Quand on n’a pas fait d’études,que l’on a pas de réseau et quand on vient d’un quartier défavorisé, on doit redoubler d’énergie. Il faut se transformer ses faiblesses en atouts et surtout ne rien lâcher.

Un parcours de la création identique

Valider ses idées et sa motivation, s’informer sur la création d’entreprise, lister les actions à mener, élaborer une étude de marché et un business plan, étudier les aides proposées, préparer le montage du financement, établir les statuts de l’entreprise, trouver un local professionnel, déposer son dossier de création, c’est autant d’étapes qu’un créateur ou un repreneur doit faire et que nous avons recenser dans le module portail d’information

Des organismes prêt à vous aider

Seuls 15% des entrepreneurs issus de territoires fragiles pensent à se faire accompagner de peur d’être mal vu, il faut inverser ces statistiques.

Se poser en victime c’est renoncer, et renoncer c’est échouer ; ce n’est pas la définition d’un entrepreneur …

Quand on part de rien, on n’a rien à perdre…

Beaucoup d’organismes, concours sont là pour vous accompagner, contacter les :

L’ Adive l’agence pour la Diversité Entrepreneuriale, rapproche les petites sociétés de banlieue des directions achats des grands groupes. Une association a contacter

Talents des Cités révèle et récompense les jeunes créateurs d’entreprise ou d’association des quartiers prioritaires de la ville ou zone franche urbain. Visiter le site pour participer aux concours

L’ ADIE(Association pour le droit à l’initiative économique) pour obtenir un microcrédit et les boutiques de gestion qui vous aideront pour le business plan et à construire votre projet.

FinanCités finance et accompagne des entreprises ayant au moins 1 ans d’activité et situées dans des quartiers et zones en difficulté

Des avantages à s’installer dans des quartiers

 Aides fiscales et sociales : si vous installez votre entreprise dans un quartier prioritaire, vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, d’avantages fiscaux et sociaux spécifiques.

En matière d’impôts locaux :Exonération temporaire de cotisation foncière des entreprises (CFE) et de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPP)

En matière sociale: Exonération de cotisations sociales sur vos revenus les 12 premiers mois de votre activité, ou les 3 premières années si vous êtes micro-entrepreneur (exonération Accre).

En matière d’impôt sur les bénéfices : Si votre entreprise est implantée à la fois dans un QPPV et dans une zone franche urbaine-territoire entrepreneur (ZFU-TE) vous pouvez également bénéficier, sous certaines conditions, d’une exonération d’impôt sur les bénéfices.

Nous vous conseillons de lire

L’intelligence des banlieues : Les réseaux pour sortir de la crise

et la boite à outils de la création d’entreprise

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